Déclaration de presse du Comité Union Tillabéri pour la paix la sécurité et la cohésion sociale

« Il faut que les gens se détrompent, on ne fait pas de la politique, Maiga est un syndicaliste et moi je suis toujours au-devant de la lutte depuis au temps de Baré. Aucun politicien ne saura nous manipuler ou nous dévier de notre objectif. Ceux qui veulent faire ce combat viennent nous rejoindre, ceux qui veulent faire de la politique n’ont qu’à aller ailleurs ou attendre les élections. Moi aujourd’hui je lutte pour la survie même de l’Etat, de notre région, de nos parents, la quiétude sociale et ça même le pouvoir ne peut pas nous empêcher de le faire.» Dixit Abass Idrissa vice coordinateur du Comité !
Le Dimanche 19 décembre 2021, le comité Union Tillabéri pour la paix la Sécurité et la Cohésion sociale, suite à l’arrestation de Amadou Harouna Maïga le coordinateur dudit comité, a convoqué une conférence de presse en vue d’éclairer l’opinion nationale et internationale. Selon Mr Abassi Idrissa le vice coordinateur, c’est pour apporter des réponses à certaines allégations erronées et volontaires travesties aussi bien à l’endroit du coordinateur comme du comité. Notre comité a vu le jour dans la douleur et la frustration en 2018, suite aux attaques terroristes récurrentes accompagnées d’assassinats, de prélèvements d’impôts et de taxes, de vols de bétail et autres pillages des maigres économies familiales locales, affirme Mr Abass dans son discours. Ces attaques à maints endroits, ont conduit des populations à se déplacer de force, quittant leurs terres ancestrales pour l’errance s’indigne-t-il. Il rappelle que l’objectif principale que le comité s’est fixé dès sa création est d’apporter sa modeste contribution à la recherche de la sécurité et la promotion de la cohésion sociale, y compris à travers une franche collaboration avec les autorités régionales, locales et les démembrements des institutions chargées de la défense de l’intégrité territoriale et la sécurité des personnes et des biens. Le comité est apolitique et non confessionnel, indépendant de la majorité que de l’opposition ajoute-t-il. Aux micro des journalistes le vice coordinateur a bien voulu répondre aux questions, surtout concernant l’altercation entre le coordinateur et le député Kalla Moutari, ancien ministre de la défense, mais également au mécontentement de certains participants. Notre sortie médiatique c’est d’avoir la libération de notre coordinateur, cela ne nous enlève en rien dans la lutte que nous menions pour restaurer la sécurité et consolider la paix dans notre région et dans tout le Niger. Les gens pensent que lutter c’est facile, certains font de l’amalgame, quelqu’un qui a été arrêté et mis en prison, notre première mission c’est de le faire sortir et la lutte va continuer. C’est ce que nous voulions que les gens comprennent. Nous sommes des légalistes, cela ne veut pas dire que nous ne luttons pas, cela ne veut pas dire que nous perdons l’objectif que nous nous sommes fixé. C’est un comité de paix de sécurité et de cohésion sociale. Nous ne pouvons pas avoir de paix de sécurité et de cohésion sociale tant que notre coordinateur est en prison. Notre devoir est de le faire lâcher c’est l’objectif de ce point de presse. Certains peuvent ne pas comprendre notre attitude, mais c’est ça aussi être un dirigeant. Ceux qui ne comprennent pas pourquoi on a demandé excuse à Kalla Moutari au nom de notre comité, n’ont pas visiblement les mêmes objectifs que nous. Parce que ça ne sert à rien de continuer la lutte pendant qu’un de nous est en prison. Ils ont peut-être leur agenda à part. Nous notre lutte c’est contre l’insécurité. Notre coordinateur a vécu cette insécurité dans sa chaire, nous luttons pour le faire sortir pour qu’il puisse continuer cette lutte contre l’insécurité. Kalla lui-même a demandé des excuses, d’une manière ou d’une autre et a démenti sur une des antennes pour dire qu’il n’a pas dit ce qu’on dit de lui, nous ne voyons pas pourquoi ne pas s’excuser. Pour nous ce n’est pas une faiblesse nous avons fait preuve d’élévation d’esprit et avons fait notre part de responsabilité et demander à Kalla de retirer sa plainte. Nous avons aussi demandé aux autorités de libérer notre coordinateur c’est ça notre mission. Entant que vice coordinateur, j’ai la lourde responsabilité de faire libérer monsieur Maiga sans m’humilier. C’est ne pas une humiliation de reconnaitre parfois qu’on peut avoir tort. Nous avons dit dans notre déclaration que tant qu’on entendra qu’on a tué tel chef, enlever des animaux de telle tribut, qu’on a demandé des impôts à tel village, nous allons dénoncer cela et nous allons dénoncer ceux qui sont sensés défendre la sécurité territoriale de notre pays.
Propos recueillis par Hamidou Saley Mouhamed

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