Maradi / Atelier d’information, de formation et de sensibilisation des usagers sur la Charge à l’essieu et la protection du patrimoine routier national

Du 20 au 22 janvier 2022, la salle des réunions de la chambre de commerce de Maradi a servi de cadre à un atelier d’information, de formation et de sensibilisation sur la Charge à l’essieu et la protection du patrimoine routier national.

La cérémonie d’ouverture officielle des travaux de l’atelier a été conduite par le Président du conseil des routes du FER Monsieur Mahaman Ousman, en présence du Directeur Général du Fonds D’Entretien routier Monsieur Massaoudou Abdoul-Rahimoun , les membres du Conseil des routes, des cadres centraux et fonctionnaires du Fonds d’Entretien Routier, le président du BEN-RJRN  (Rassemblement des Jeunes pour la Renaissance du Niger), des chefs de centre de pesage, des représentants des forces de défense et de sécurité ainsi que des représentants des structures syndicales et associatives .

Trois jours durant, cette rencontre initiée par le F.E.R, avec la collaboration du Rassemblement des Jeunes pour la Renaissance du Niger répondra au besoin de former et de fournir d’amples informations aux acteurs sur la charge à l’essieu et la protection du patrimoine routier.
En effet, l’objectif visé par ce présent atelier est de permette aux participants d’avoir une meilleure vue sur la protection du patrimoine routier et le respect de la charge à l’essieu.
Il s’agit d’un cadre d’échange et de partage pour une meilleure connaissance des responsabilités qui sont les leurs dans la protection du patrimoine routier national, chacun en ce qui le concerne, citoyens, usagers, acteurs de transport et FDS, a indiqué Monsieur Mahaman Ousman le Président du Conseil des routes à l’entame de son discours.
Tous les citoyens, sans exception, sont tenus au respect des dispositions légales et réglementaires en vigueur en République du Niger en particulier et dans l’espace UEMOA en général, a-t-il ajouté.
Le développement économique et social d’un pays est toujours fonction de la capacité de mobilité urbaine et péri urbaine, donc de la capacité de ses citoyens à construire un réseau routier soutenu et surtout de le préserver et de l’entretenir, a-t-il poursuivi.
C’est pourquoi, dit-il, le F.E.R et le Rassemblement des Jeunes pour la Renaissance du Niger RJRN entendent partager à travers cette activité de sensibilisation les outils nécessaires mis en place pour la préservation du réseau routier, particulièrement le contrôle de la charge à l’essieu qui est de notre ressort.
Aussi, le Président du Conseil des routes a rappelé que des réformes sont intervenues en 2017, date de la création du Fonds d’Entretien Routier, pour mieux réussir la mission de préservation du réseau routier national.
En poursuivant il a souligné la mission du F.E.R qui est de mobiliser des ressources destinées à l’entretien courant et périodique des routes.
Outre le FER il a été créé :
L’AMODER qui est chargée de la maitrise d’ouvrage, donc, de la réalisation matérielle des travaux d’entretien ;
La CACER qui est chargée du contrôle et de l’audit technique et financier du processus de l’entretien routier ;
Et enfin, l’ANISER qui est chargée de la sécurité routière.
Selon Mahaman Ousman, ces structures sont appelées les organismes bénéficiaires du FER.
Elles ont ensemble une mission fondamentale qui consiste à s’assurer que les routes soient protégées et sures pour le développement économique et social de notre pays, a-t-il déclaré.

Il a ensuite noté que le Niger investit sur fonds propres et avec l’appui des partenaires techniques et financiers des montants importants pour la construction des infrastructures routières et que leur entretien nécessite d’énormes ressources et un sens élevé de civisme pour les préserver des dégradations.
Voilà où notre responsabilité est interpellée, a soutenu Mahaman Ousman avant de lancer un vibrant appel à l’endroit de tous les usagers pour agir avec conscience vis-à-vis de ces infrastructures, une façon de réduire en conséquence le taux de victimes d’accident de circulation, éviter le vieillissement du parc automobile et enfin contrer la destruction du réseau routier.
« Les causes directes de ces pertes sont essentiellement liées au non-respect des charges à l’essieu d’où la pratique de la surcharge contraire aux normes en la matière. «
Il convient de rappeler que les pénalités liées aux surcharges ne sont pas des contraventions qui donnent lieu ou donnent le droit de dégrader les routes, a-t-il martelé tout en faisant cas des effets de la surcharge et le taux de pression sur une route par fait de surcharge.
Elle se fait sur tout le long du trajet de l’usager, a-t-il noté.

Ces pénalités sont prévues par le texte communautaire, le règlement N° 14/2005/CM/UEMOA DU 16 DECEMBRE DE L’UEMOA relatif à l’harmonisation et la procédure de contrôle des normes du poids et gabarit à l’essieu et repris par la LOI N° 2018-32 DU 24 MAI 2018 portant Patrimoine routier national et règle protection, renchérit-il.
La détermination du poids total en charge (PTAC) en fonction des catégories du véhicule et le gabarit limite ce dernier avec une tolérance de 20 pour cent pendant la période du 1er septembre au 31 décembre 2018, a dit Mahaman Ousman avant d’ajouter que du 1er janvier au 30 juin 2019 il y a eu l’application d’une tolérance maximum de 15% dans tous les pays de l’espace UEMOA : c’est ce qui est en vigueur au Niger.
Cependant à partir du 1er juillet 2019, il s’agissait de l’application de la tolérance zéro pour cent n’eut été la crise sanitaire mondiale liée au COVID19.
Pour ce faire, le délai a été prolongé jusqu’en juillet 2020.
« Toutefois, certains pays de l’espace continuent d’appliquer le taux de 20 pour cent contrairement aux autres tels que le Niger qui sont passés à 15 pour cent de tolérance. »
Hormis cette disparité internationale dans l’application du règlement 14, l’on observe malheureusement cet état de fait au niveau national à cause d’un moratoire intervenu et qui autorise le paiement de 20 pour cent du montant normal de pénalités aux camions citernes transportant des hydrocarbures, a-t-il lancé en arguant que d’autres pénalités sont légions, qui peuvent être appliquées par les FDS en charge de la Brigade routière avec l’appui du FER pour fait de dégradations des infrastructures routières.
Il cite la pénalité pour fait de versement d’hydrocarbures sur les routes ou les frais de restitutions en état des routes dégradées etc……
Toutes ces sanctions sont contenues dans la loi sur la protection du patrimoine routier dont le décret d’application est attendu, s’exclame-t-il.
C’est dire qu’à l’issue de cet atelier de sensibilisation, d’information et de sensibilisation, il est entendu que chaque usager ait le réflexe de la bonne pratique de la charge et du poids et gabarits des véhicules , avoir en conscience le danger que la mauvaise pratique de la surcharge et le non-respect de la charge à l’essieux constituent pour l’économie nationale , pour son parc automobile et son impact sur les vies des citoyens.
Par ailleurs, le seul défi reste celui de poser des actes de citoyenneté en préservant et protégeant les infrastructures routières du pays contre toute forme de dégradation, a avancé Mahaman Ousman.
En conclusion, il affirme que ces questions abordées seront expliquées plus amplement lors de l’atelier ainsi que celle relative à la compréhension des devoirs collectifs et individuels des citoyens à cet égard.
Issa Moussa
Source et Crédits photos : F.E.R