Point de Presse de l’ONG FAD: restitutions des conclusions issues de sa mission de.plaidoyer sur le quota aupres des hauts dirigeants et responsables politiques

Ce Mercredi 1er Décembre 2021, L’ONG Femmes actions et de développement FAD a tenu un point de Presse de restitution des conclusions issues de sa mission de plaidoyer pour le respect du quota auprès des hauts dirigeants du pays, le parlement , des personnes ressources et des leaders des partis politiques . Il faut rappeler que ce projet dénommé Mobilisation et participation inclusive et accrue des femmes et des jeunes filles dans les instances de prise de décision a été initié par L’ONG FAD avec l’appui financier du PNUD.
En effet, L’ONG FAD a constaté que le quota de 30% des postes de nomination qui reviennent aux femmes n’est pas respecté, c’est pourquoi elle a décidé de mener ce plaidoyer qui tire sa source des informations recueillies auprès de l’observation National Genre.
Les données collectées démontrent que les femmes représentent à peine 19 % des nominations et ce de façon disproportionnée car sur une dizaine voire vingtaine de nominations il y a aucune femme dans certains Ministères, a indiqué la coordinatrice nationale de L’ONG FAD, Madame Nafissatou Sadaou Idé.
C’est après la mise au point de l’argumentaire que le comité de plaidoyer a été installé avec une équipe de 8 personnes dont deux de l’ONG FAD, trois femmes du Comité des Femmes Mentors en Politique (COFEMEP), deux femmes issues des groupements Mata Masu Dubara (MMD) de Niamey, a-t-elle expliqué à la presse.
La composition de cette équipe tient pour l’effectivité d’une synergie d’actions dans le sens d’une cause commune, l’émergence de la femme nigérienne, renchérit-elle.
Au titre du plaidoyer, s’exclame t-elle, onze (11) parties prenantes ont été rencontrées par le comité.
Il s’agit de quatre commissions et un réseau de femmes parlementaires, quatre leaders de partis politiques, le député Maire de la ville de Niamey, la coordinatrice du système des Nations unies et le président de la république du Niger.
A chaque étape de sa mission, le comité a rappelé tout d’abord les textes internationaux ratifiés par le Niger, à l’exemple de la Convention sur l’Elimination de toutes les formes de Discriminations à l’Egard des Femmes et les textes nationaux à l’exemple de l’article 22 de la constitution qui stipule :
« L’Etat veille à l’élimination de toute forme de discrimination l’égard de la femme, de la jeune fille des personnes handicapées.
Les politiques publiques dans tous les domaines sont prévues pour leur épanouissement et leur participation au développement national.
L’Etat prend, en outre, les mesures de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants dans la vie publique et privée », ainsi que l’article 4 de l’arrêté d’application de la loi n°211-21 du 8 aout 2011, modifiée et complétée par la loi n°2012-023 du 17 avril 2012 doivent intervenir dans le respect du quota de 30% de l’un ou de l’autre sexe tel que prévu par l’article 4 de la loi 2000.008 du 7 juin 2000 instituant un système de quota au Niger ».
Ensuite, le Comité de plaidoyer a présenté l’état des lieux inquiétant des nominations à travers quelques chiffres alarmants des Ministères comme celui de la justice où on dénombre aucune femme.
De façon objective, le comité a rappelé que la faible nomination des femmes constitue une discrimination grave à l’endroit de leurs droits civils et politiques et qu’elle est injustifiée car le Niger regorge d’un large répertoire de femmes instruites et diplômées dans les différents secteurs de développement.
En résumé, notons que le comité fait des doléances suivantes aux personnes rencontrées :
• Hauts Dirigeants de l’Etat
Il faut nommer plus de femmes dans le Gouvernement et veiller au respect du quota par les leaders politiques dans la transmission de leurs listes de personnes à nommer au gouvernement.
• Parlementaires :
Le lobby au sein de leurs partis politiques respectifs pour la promotion des femmes à des postes décisionnels notamment à travers le quota et la révision de la loi sur le quota pour y intégrer des sanctions en cas de nonrespect.
• Leaders politiques :
Plus d’engagement pour veiller au respect du quota dans la transmission des listes nominatives et accorder davantage de responsabilités aux femmes selon leurs compétences, également veiller au respect des conventions signées avec l’ONG FAD
• Aux organismes internationaux :
Le plaidoyer auprès des hautes autorités de la République du Niger pour le respect du quota au niveau des postes nominatifs.
En conclusion, avec les commissions er réseaux parlementaires moins 75% des députés rencontrés ont fait la promesse de soutenir les actions de l’ONG FAD notamment celles de la mise en place d’un filtre au niveau des postes nominatifs. La commission des affaires sociales et culturelles s’est portée volontaire pour porter des projets de loi initiée par les femmes dans le but de leurs promotions.
Pour sa part, le député maire Oumarou Dogàri à garanti que des données satisfaisantes seront bientôt constatées au niveau des nominations de la ville de Niamey.
Très touchée par cette question, la coordinatrice du système des nations Unies s’est exprimée disponible pour porter les sollicitations du comité de plaidoyer au niveau des plus hauts responsables du pays et accompagner les femmes.
En dernier essor, le Président de la république, chef de l’Etat, son excellence monsieur Bazoum Mohamed a reçu les membres du comité de plaidoyer.
Après s’être informé de l’initiative en perspective des organisations féminines d’un recours à la justice contre les décrets nominatifs, le président Bazoum Mohamed leur a demandé de surseoir à cela en attendant la prise des mesures correctives.
Propos recueillis : Issa Moussa

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