Ouverture de la 6ème Conférence ouest-africaine sur l’agriculture biologique à Ouagadougou au Burkina Faso : Des experts et journalistes spécialisés dans le domaine débattront de la question

Selon les experts, l’agriculture biologique fournit de la nourriture sans que l’homme et l’environnement ne soient empoisonnés.
Dans une déclaration ce mercredi 24 novembre 2021 lors de la 6e Conférence ouest-africaine sur l’agriculture biologique à Ouagadougou au Burkina Faso, des experts ont soutenu que les pratiques de l’agriculture biologique fournissent des aliments sains et exempts de poison aussi bien pour les humains qu’à leur environnement.
Cette Conférence ouest-africaine sur l’agriculture biologique a pour thème « Nourrir le monde sans l’empoisonner ».
Il s’agit d’un événement hybride de 4 jours sous là conduite de l’Agence de presse du Nigéria (NAN) et qui regroupe des participants du monde entier proposant des solutions pour des pratiques agricoles saines et durables.
C’est secrétaire général du ministère de l’Agriculture du Burkina Faso, M. Kinda Yaaya qui a représenté le Ministre Salifou Ouédraogo à la cérémonie d’ouverture de la conférence.
Dans son discours d’ouverture, le SG du Ministère Burkinabé de l’agriculture, M. Kinda Yaaya a exhorté les décideurs africains à trouver des solutions fiables et respectueuses de l’environnement.
« Nous avons besoin d’un bon système d’agriculture écologique qui favorise le respect de l’environnement et la santé de la population.
« Le gouvernement doit montrer sa volonté de soutenir les meilleures pratiques agricoles qui sont également durables pour le bien de tous.
« Les parties prenantes doivent continuer à travailler ensemble, partager des idées qui favoriseront l’agro-écologie, l’agriculture biologique et l’agroforesterie.
« Compte tenu de la dégradation que nous subissons sur notre continent, toutes les mains doivent être sur le pont pour sauver notre environnement », a-t-il ajouté.
C’est le tour de M. Ernest Aubee, chef de la division de l’agriculture de la Commission de la CEDEAO de déclarer que la commission s’emploie à accroître l’engagement des parties prenantes et à renforcer l’engagement politique pour l’élimination de la faim dans la région.
« Nous atteignons ces objectifs grâce à des campagnes de plaidoyer et de sensibilisation en établissant un partenariat multi-acteurs ».
Il a lancé un appel aux États membres pour un soutien humain et financier accru à l’agriculture biologique car c’est là que se trouve l’avenir.
« Nous devons revenir à la nature si nous devons avoir un peuple et un environnement sains.
« Nous devons tous travailler ensemble pour une intégration économique commune de la CEDEAO au profit des peuples de la région ».

L’intégration économique est un processus dans lequel deux ou plusieurs États dans une zone géographique largement définie réduisent une gamme de barrières commerciales pour faire avancer ou promouvoir un ensemble d’objectifs économiques.
M. Dauda Sau de la FAO a noté que l’agroécologie et l’agriculture biologique sont des modèles pour une réponse efficace aux personnes vulnérables dans la région.
« Ils accélèrent la résilience et atténuent les effets du changement climatique ».
Il a exhorté les praticiens à augmenter les productions de l’agriculture biologique pour pouvoir nourrir le monde.
« Nous devons également travailler ensemble pour trouver des solutions aux défis auxquels les parties prenantes sont confrontées », a-t-il ajouté.
M. Abdoulaye Ouédraogo, président du Conseil national de l’agriculture biologique du Burkina Faso (CNABio) a noté que la pratique a contribué à améliorer la vie des humains et à préserver la terre qui les nourrit.
« Compte tenu de la dégradation que nous subissons sur notre continent, toutes les mains doivent être sur le pont pour sauver notre environnement », a ajouté Ouédraogo.
Ouédraogo a indiqué que le CNABio a développé un cadre d’échanges et de concertation entre les acteurs actifs dans l’agriculture biologique et contribue au renforcement des capacités de ces acteurs.
Il a exhorté les parties prenantes à créer des cadres législatifs et réglementaires favorables au développement de l’agriculture biologique en Afrique de l’Ouest

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