De la révision du statut général de la fonction publique : La Ministre de la fonction publique et de la réforme administrative, est-elle en mission de piétiner les droits des travailleurs ?

Ce lundi 21 juin 2021, les cinq centrales syndicales les plus représentatives et les membres des syndicats non affiliés ont rendu publique une déclaration à l’effet d’interpeller la Ministre de la fonction publique et de la réforme administrative par rapport à la révision du statut général de la fonction publique à laquelle ils n’ont pas été impliqués.

Ces centrales syndicales sont la CDTN, CNT, CGSL-Niger, USTN, USPT et les syndicats non affiliés SYNPHAMED et SMES.

Selon Docteur Illa Alassane le secrétaire général du BEN SYMPHAMED que nous avions interviewé juste après la déclaration, le projet de révision de ce statut général de la fonction publique a été élaboré à l’insu des acteurs concernés que sont les représentants des centrales syndicales et des syndicats non affiliés.

C’est d’ailleurs pourquoi le contenu de ce document présente moins d’avantages pour les fonctionnaires que le précèdent, a-t-il indiqué à notre micro.

En tout cas rares sont les fois où des telles décisions se prennent en aparté excluant toute concertation avec les partenaires sociaux, a-t-il ajouté.

Docteur Illa Alassane du BEN SYMPHAMED soutient aussi que l’élaboration de ce projet sans les représentants des centrales syndicales et syndicats non affiliés remet en cause de façon systématique les accords précédents avec le Gouvernement.

Aussi, a-t-il martelé qu’il s’agit bien d’une loi qui nécessite la prise en compte de tous les avis avant son adoption.

Cependant, c’est le 16 juin 2021 que les centrales syndicales et syndicats non affiliés ont étayé leur doute quant à la volonté de la Ministre de la fonction publique et de la réforme administrative qui chercherait à les contourner par tous les moyens.

Si l’élaboration du document a été stratégiquement pilotée en « one man show » Ministériel, c’est-à-dire sans aucune synthèse des débats animés par les partenaires sociaux, le conseil consultatif, quant à lui, doit obéir à un certain nombre de principes notamment la lecture sans passion dudit document par les syndicalistes et l’ouverture des débats autour de la question.

Les centrales syndicales et les syndicats non affiliés sentent le besoin d’enrichir ce document avec l’intégration des réalités du moment et il fallait leur accorder le temps suffisant, affirme Illa Alassane.

Cette situation embarrassante amène tout observateur à suspecter un mobile pour cette précipitation de soumettre pour adoption un document qui pourrait contenir des enjeux gravissimes.

La Ministre de la fonction publique, fuit-elle un danger à son tour ?  A-t-elle reçu des ordres de la part du sommet ? A quoi joue-t-elle vraiment ?

Il faut rappeler que les syndicalistes travailleurs de l’Etat ont été reçus par le Président de la République, Chef de l’Etat, son Excellence Bazoum Mohamed et que cette rencontre a débouché sur des accords et des promesses à la grande satisfaction des deux parties.

Peut-être que la Ministre de la fonction publique n’a pas compétence à poursuivre cette mission qui, une fois accomplie dans les normes, contribuera à améliorer les conditions de vie des travailleurs Nigériens.

Quelles sont donc les conséquences de cette inconséquence car d’ores et déjà les centrales syndicales et syndicats affiliés montent aux créneaux annonçant le lancement des mots d’ordres.

ISSA MOUSSA

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