Panel d’échange entre femmes championnes et jeunes filles et femmes leaders de la région de Dosso : La plateforme des femmes G5 SAHEL et son partenaire USAID pour le renforcement de la stratégie nationalede prévention de la radicalisation et de l’extrémisme Violent

En tournée à l’intérieur du pays, la plateforme des femmes G5 SAHEL a foulé le sol de Dosso, le lundi 31 Mai 2021.
L’objectif général de cette tournée est d’initier un panel d’échange sur la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent entre les femmes championnes et leaders féminins des régions visitées.
L’Etape de Dosso constitue la dernière phase de la tournée.
Au total elles sont une quarantaine de femmes leaders et jeunes filles qui ont répondu à cette invitation de la plateforme des femmes G5 SAHEL, à ce jour Mardi 1er juin 2021 dans la salle des Conférences de l’hôtel Toubal de Dosso.
La cérémonie d’ouverture officielle du panel a été présidée par le préfet du département de Dosso, représentant le Gouverneur empêché, en présence de la directrice régionale de la promotion de la femme et de la protection de l’enfant Madame Badarou Mariama, la représentante de la coordinatrice nationale de la plateforme G5 SAHEL Madame Chaibou Nana Aichatou, ainsi que le représentant pays du projet partenariat pour la paix de l’USAID Monsieur Garba Laminou , la Modératrice Madame Aminatou Niandou et les quatre panelistes.
Les panelistes sont des vraies championnes de la cause féminine qui ont, de par leur parcours de combattantes, contribué au développement du genre au Niger.
Il faut noter la présence de Madame El back Zeinabou ancienne Ministre et actuellement Député nationale, Madame Chaibou Nana Aichatou dite Tantie NANOUWA, la représentante de la coordinatrice nationale de la plateforme des femmes G5 SAHEL, Madame Reki Djermakoye la présidente du MONDE KURCIA, et Mademoiselle Aissa Alfari jeune fille leader et ancienne membre de YALI NIGER.
Dans son mot de bienvenue, Madame Chaibou Nana Aichatou a tenu à remercier les participantes pour leur disponibilité tout en leur transmettant les salutations fraternelles de la Coordinatrice nationale de la plateforme des femmes G5 SAHEL occupée par l’organisation de ce genre d’atelier à Tillabéry.
Ensuite elle a noté que les autorités de la 7ème république accordent une grande importance à la protection des jeunes filles et femmes victimes des violences, particulièrement dans les zones de conflit.
Aussi, elle a rappelé que le présent atelier a été initié grâce à l’appui financier de l’USAID à travers le Projet Partenariat pour la Paix.
La mission principale de la plateforme du G5 SAHEL est le renforcement du rôle des femmes dans la mise en œuvre des Stratégies et Initiatives Régionales et internationales en matière de Paix, Sécurité et Développement, a-t-elle souligné.
C’est parce que l’exclusion des jeunes en général et toutes les frustrations occasionnées constituent un enjeu pour la paix et la stabilité démontrant la vulnérabilité des jeunes filles, il s’avère nécessaire de les coacher, a indiqué « TANTIE NANOUWA ».
Au fil du temps, des études ont démontré que l’un des meilleurs moyens de changer des perceptions est de montrer des modèles ayant réussi, a-t-elle soutenu.
C’est dire que l’organisation des panels pour des échanges d’expériences entre les femmes championnes et les jeunes filles et femmes leaders a pour objet de renforcer les capacités de celles-ci en matière de communication, de résolution des conflits et de leadership.
Selon Garba Laminou, le représentant pays du projet Partenariat pour la Paix, la présente rencontre constitue une opportunité d’échanger sur les moyens d’organiser une réponse collective efficace et à la mesure d’une menace complexe et évolutive dans le cadre de la stratégie nationale de prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent, ou pour la mise en œuvre de l’agenda Femme paix et sécurité.
En plus c’est une opportunité de créer un réseau de collaboration fort entre actrices locales et avec ces femmes championnes, a-t-il martelé.
Par ailleurs, il a souligné la richesse et la valeur ajoutée des jeunes femmes et filles à améliorer la connaissance intime des dynamiques locales et de la confiance avec les communautés, en raison de la défense de leur bien-être, leur capacité à détecter des signes précurseurs d’une menace ou identifier des solutions inscrites dans la durée.
Dans le cadre de l’élaboration de la stratégie nationale, quelques dispositions ont été prises pour inclure les femmes lors des différentes concertations qui vont se tenir dans toutes les régions, a indiqué Garba Laminou exhortant les participantes à suivre attentivement les exposés des panelistes et participer aux débats.
Vu les compétences techniques et sociales des panelistes, le Préfet du département de Dosso se dit convaincu qu’après la présentation des panels ces femmes championnes auront inspiré les jeunes filles et femmes leaders de la région de Dosso.
En ouvrant donc les travaux du panel, le Préfet du département de Dosso a salué cette initiative qui cadre avec le vœu des plus hautes autorités du pays.
Après la cérémonie, il eut la présentation des panelistes.
Madame El back Zeinabou, Madame Réki Djermakoye, Madame Chaibou Nana Aicha sont des vrais modèles pour les jeunes filles et femmes leaders de Dosso, a lancé une participante.
Abordant la question de développement social et économique auquel la femme Nigérienne a considérablement contribué, toutes les panelistes ont passé en revue la résolution 1325 du conseil de sécurité des nations unies et les efforts fournis par des modèles de femmes pour asseoir une paix durable.
Selon Madame El back Zeinabou l’autonomisation des jeunes et des femmes est une astuce garantit la paix et la stabilité.
Quant à Madame Reki Djermakoye, elle s’est cantonnée sur l’axe économique de l’agenda femmes paix et sécurité.
Le modèle Mata Massou Doubara au Niger a été copié par bon nombre des pays Africains et Américains à cause de son volet renforcement du capital humain, explique Reki Djermakoye.
Tout a commencé par une épargne et un micro crédit pour financer des projets des femmes rurales.
Aujourd’hui on compte plus d’un million de femmes dans Mata Massou Doubara et plus de 50 pays ont expérimenté la dynamique en atteignant des résultats probants, poursuit-elle avec fierté car le modèle est enseigné dans des universités de Boston et en Italie.
Les activités menées par les femmes ont un impact positif sur l’économie du pays et lorsque les femmes sont devenues financièrement autonomes elles se voient impliquées dans les prises de décisions, a soutenu Reki Djermakoye.
Cependant, il s’avère nécessaire de poursuivre les séances de sensibilisation et de formation des femmes jusqu’à ce que leurs idées deviennent des projets et leurs projets des entreprises viables, a –t-elle conclu.
Notons que les participantes ont posé des questions pertinentes aux femmes championnes par rapport à la capitalisation de toutes leurs expériences envue de contribuer à la formation des jeunes filles et femmes de la région de Dosso en leadership.
Aussi les participantes ont fait cas de leur joie de pouvoir échanger directement avec des femmes modèles qu’elles voyaient seulement à la télévision.
En somme, l’on peut affirmer que le panel sur la prévention de la radicalisation et l’extrémisme violent à Dosso est couronné par une note de satisfaction totale.
Issa Moussa & Soumana Abdoul-Karim

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