De la création de l’Alliance des Candidats pour le Changement ACC : Vers une alternative assez crédible qui est conduite par une nouvelle race d’hommes politiques et qui aspire au changement avec des acteurs qu’il faut pour un Niger nouveau.

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Depuis la proclamation des résultats globaux provisoires de l’élection présidentielle 1er tour, les analystes de la scène politique se demandent comment les alliances seront constituées, surtout que ce processus électoral est en phase de connaître une démocratisation sans précèdent où l’on assiste à des regroupements de partis pour soutenir la troisième et quatrième place.

Qu’est –ce qu’on constate lorsque le camp de l’opposition ou de la mouvance pour la renaissance du Niger attendent un soutien des gros partis et que des jeunes formations politiques décident de se faire entendre à travers une coalition ?

En effet, depuis quelques jours, l’opinion nationale et internationale s’est rendue à l’évidence que les petits partis politiques peuvent faire l’affaire des grands en contribuant significativement à un triomphe électoral au second tour. C’est le moins qu’on puisse dire en parlant de l’Alliance des candidats pour le changement ACC qui est formée par 10 candidats ayant participé à la course du premier tour et qui totalisent 8,97 % :

Il s’agit des candidats ABDALLAH SOULEYMANE, ABDOURAHAMANE OUMAROU, ADOLPHE SAGBO, HAMIDOU MAMADOU ABDOU, ISMAEL IDE OUMAROU, KANE KADAOURE HABIBOU, NAYOUSSA NASSIROU, OUSMANE IDI ANGO, SALOU DJIBO, SOULEYMANE GARBA.

C’est pour recueillir le vrai message de cette alliance de candidats que notre rédaction a pris attache avec l’une des voix autorisées, Monsieur KANE KADAOURE Habibou qui nous a édifié sur les tenants et aboutissants de leur projet.

Selon le porte-parole de l’ACC, l’objectif visé par ce regroupement est De contribuer pour une meilleure gouvernance du Niger et que les jeunes qui se sont investis correctement dans la politique et qui ont mobilisé tout ce qu’il faut mobiliser pour arriver à ce stade doivent être considérés et respectés.

Mieux, il faut tenir compte des différents volets qui sont développés dans les projet de société des candidats afin d’élire un président de la république qui saura tenir compte des aspirations du peuple nigérien.

A l’entame de notre entretien avec KANE KADAOURE Habibou, il a d’abord présenté ses sincères remerciements à tous ceux qui ont cru à la création du cadre dénommé Alliance des candidats pour le changement ACC.

C’est un cadre qui a été créé sous l’impulsion des jeunes candidats à l’élection présidentielle 1er tour qui fondent un espoir sur les échéances électorales 2020 -2021 pour instaurer un changement, a-t-il expliqué.

Et quand on dit changement, il ne faut pas le percevoir tout de suite comme un mot jeté pour mettre à l’écart tout de suite et maintenant une tendance ou un candidat, a-t-il ajouté en soutenant qu’Un changement peut être possible dans la rupture, comme il peut être possible dans la continuité.

KANE KADAOURE Habibou, devant le micro de NIGER TIMES, estime que le plus important pour leur cadre c’est d’être tout d’abord politique, comportant des exigences en termes de gouvernance, en termes de reformes qu’il faudrait engager, en termes de possibilité de travailler électoralement parlant afin de conjointement conquérir le pouvoir et de l’exercer avec les partis qui sont engagés dans le deuxième tour de l’élection présidentielle.

 

 

« Il faut comprendre que c’est un cadre qui n’a pas de parti pris pour le moment. 

Nous sommes un concertium des candidats à l’élection présidentielle qui individuellement pris, n’ont pas réalisé des scores particulièrement représentatifs, des scores qui incarnent véritablement un poids politique électoral, pour des raisons connues de tous mais qui, en somme à travers une combinaison de différents scores électoraux, se retrouvent vraiment avec un score de 8,97 %. »

 

Selon le porte-parole de l’Alliance de Candidats pour le changement , Ce taux de 8,97% émanant de dix formations politiques peut être pour le moment le plus dense considérant les autres formations politiques, la première, la deuxième, la troisième et la quatrième qui se sont quelque part regroupés en une quarantaine de formations politiques voire plus pour réaliser ce score et que partant de ces chiffres   l’ACC constitue la troisième force politique sur l’échiquier en termes de groupements de partis politiques ayant participé à l’élection présidentielle 1er tour.

 

Tout en justifiant la neutralité de leur position actuelle, il affirme qu’il ne s’agit pas là d’un produit exposé sur le marché politique à négocier ou qui a une certaine tendance à monétariser son engagement politique.

« Nous ne sommes pas au bon milieu mais à l’écart. Nous ne nous mettons pas dans cette balance 

La plupart des candidats ayant signé ce mémorandum sur la création de l’alliance des candidats pour le changement étaient des candidats membres du camp des non affiliés, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas eu à choisir un camp un moment. »

D’ailleurs, il rappelle que ce camp de non affilié a d’une manière ou d’une autre souffert au moment de la création des différentes coalitions devant accompagner les candidats aux présidentielles et il avance qu’ils ont tenu bon, faisant partie de ceux qui ont un projet de société respectivement bien bien étoffé et qui est également animé par des acteurs qui croient à un lendemain meilleur pour le Niger.

A notre question de savoir quel programme de Gouvernance leur parait le mieux ficelé considérant les deux camps, KANE KADOURE Habibou pense que Choisir un candidat sur la base d’un simple programme qu’il a écrit permettra à tout un chacun d’accéder à la magistrature suprême.

C’est le lieu, dit-il, d’aller au-delà de la qualité du programme ou projet de société, car il faut choisir la qualité des hommes devant conduire avec un bon leadership la mise en œuvre de ce programme politique, renchérit-il.

 

« Au sein du cadre, le choix a été initié d’approcher toutes les sensibilités politiques à savoir les deux candidats au second tour et les autres forces présentes afin de voir par quelle façon dégager la meilleure formule permettant d’opérer le choix qu’il faut pour offrir aux nigériens la possibilité d’avoir un président qui saura les mettre dans leurs droits et qui saura remettre le pouvoir au nom du peuple souverain.  « 

Lors de cet entretien on record, Nous avons aussi voulu savoir si la porte est ouverte à d’autres formations politiques, c’est le cas pour la simple raison que c’est un groupement politique, une alliance politique qui n’a pas que pour but de travailler sur l’aspect électoral en l’occurrence, après le travail électoral, le second tour ils  comptent  prendre leur place dans le paysage politique en invitant d’autres groupements de partis qui luttent pour l’instauration  d’une véritable  justice  sociale, qui  luttent contre la corruption et tous les maux qui gangrènent nos sociétés .

 En termes clairs, l’Alliance des candidats pour le Changement voudra paraître comme une alternative assez crédible qui est conduite par une nouvelle race d’hommes politiques et qui aspire au changement avec des acteurs qu’il faut pour un Niger nouveau.

 

Issa Moussa

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