Pour une organisation des élections générales, libres, transparentes et apaisées au Niger l’Instance de régulation des Medias publics et privés (CSC) initie une formation sur le monitoring en période électorale à l’intention de son personnel administratif et technique

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des participants lors de la formation

Dans le cadre de la mise en œuvre du programme électoral du Conseil Supérieur de la Communication CSC, un atelier de renforcement des capacités des membres, du Personnel Administratif et Technique ainsi que du dispositif technique de monitoring de ladite institution a été initié, ce lundi 30 Novembre 2020, dans la salle des réunions de l’Hôtel ex Turkish de Niamey.
Cet atelier durera deux jours avec comme thème «le monitoring en période électorale» et il a été organisé grâce à l’appui financier de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).
Quant à l’objectif assigné, il s’agit de contribuer à l’organisation d’élections libres, honnêtes et transparentes, dans un climat social et politique apaisé, à travers une régulation indépendante, transparente et équitable des médias.
De manière plus spécifique, l’atelier vise à Outiller les agents administratifs et techniques du CSC en gestion sur le monitoring en période électorale ; Pérenniser les acquis en matière de régulation des medias ; Assurer l’indépendance des moyens de communication ; et enfin Contribuer à la professionnalisation des agents administratifs et techniques du CSC.
Selon, Docteur Kabir Sani, le Président du CSC lors de l’ouverture des travaux, le thème choisi se justifie amplement par le contexte électoral auquel fait face le Niger.
C’est pourquoi, dit-il, l’Autorité de Régulation des Médias a la lourde responsabilité d’assurer l’accès égal et/ou équitable des candidats, partis politiques ou groupements des partis politiques aux médias publics et d’assurer le pluralisme et l’équilibre dans le traitement de l’information sur les médias privés au cours des élections municipales et régionales, législatives et présidentielles.
La période électorale est par excellence un moment d’importantes activités médiatiques qui ne doit pas laisser le CSC indiffèrent quant à son rôle principal de réguler le flux d’informations générées par la communication politique, a-t-il noté avant de souligner la charge d’une part de veiller au bon traitement de l’information électorale par les professionnels des médias, et d’autre part de garantir l’accès égal/équitable aux médias publics et privés des candidats et des partis politiques.
Aussi, le CSC doit veiller à la pluralité d’opinions de toutes les forces politiques en compétition pour la conquête du pouvoir, renchérit-il.
C’est alors pour faire face à ces défis que l’instance de régulation a prévu dans son programme électoral, le renforcement des capacités de son personnel sur le monitoring en période électorale à travers l’organisation du présent séminaire, a expliqué Docteur Kabirou Sani.
Cependant, il rappelle que leur mission de veille ne saurait être bien accomplie que si le personnel du CSC dispose des connaissances techniques nécessaires et suffisantes pour gérer conséquemment le monitoring durant une période aussi sensible que celle des élections.
Durant les deux jours de cette formation, les participants , hommes et femmes, tous membre du personnel administratif et technique du CSC, seront outillés sur le rôle de l’instance de régulation des médias dans le processus d’organisation des élections ; les modalités de production et de diffusion des messages des partis politiques et des candidats ; l’équité dans l’accès aux médias des partis politiques et des candidats pendant les élections , mais aussi le règlement pacifique d’éventuels différends entre les partis politiques et les médias .
De telles thématiques intéressantes qui sont susceptibles de créer des échanges fructueux entre les participants afin qu’ils soient bien aguerris dans le sens de réguler avec succès la campagne médiatique qui va bientôt commencer avec la période électorale au Niger , a soutenu le président du CSC.
Avant de terminer son allocution, Docteur Kabir Sani, le Président du CSC, n’a pas manqué de remercier de vive voix leur partenaire stratégique, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) pour son précieux appui ayant permis la tenue du présent atelier.
Issa Moussa

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