la FAO au Niger apporte son appui pour booster l’aquaculture au Niger

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L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Niger a célébré le 21 novembre dernier la journée mondiale de la pêche pour rendre hommage à tous les pêcheurs et autres travailleurs du secteur qui ont vu leurs vie et conditions de travail bouleversées par la pandémie de la covid-19. Cette célébration a été l’occasion de rappeler les mesures prises pour limiter les effets de la pandémie sur les pêcheurs et leurs communautés.
Cette année, la célébration intervient, au moment où, à l’échelle mondiale, plus de 120 millions de personnes dépendent directement des activités liées à la pêche pour leur subsistance. Quelques 97 % d’entre elles vivent dans les pays en développement. Seulement 14 % des personnes travaillant dans le secteur primaire de la pêche sont des femmes. Cette proportion passe à 50 % si l’on inclut les secteurs secondaires de la post-récolte et des services. Il faut préciser que 90 % des pêcheurs participent à la pêche artisanale, souvent au sein de groupes de population marginalisés et vulnérables qui reçoivent une partie moins importante des bénéfices économiques que les transformateurs et les détaillants en aval qu’ils servent. La consommation alimentaire totale de poisson a augmenté de 122 % au niveau mondial entre 1990 et 2018. Selon les prévisions à l’horizon 2050, le poisson devrait représenter une proportion plus importante du panier alimentaire qu’aujourd’hui. Le poisson représente plus d’un quart de l’apport en protéines animales dans les pays les moins avancés, et la consommation mondiale par habitant a plus que doublé depuis 1960.

Au Niger, selon les données d’octobre 2020 du Comité Interministériel d’Orientation (CIO), la production du pays en poisson s’élève à près de 45 mille tonnes. La pêche est pratiquée dans tous les plans d’eau confondus à savoir le fleuve, les marres et retenus d’eau de surface.

La FAO soutient, depuis plusieurs années, la promotion de l’aquaculture commerciale à travers l’approche « fermier à fermier ». Dans ce cadre, elle accompagne les acteurs du domaine à maitriser et à vulgariser les techniques de ce type d’aquaculture et à mettre en réseau les professionnels en la matière. Aussi, elle continue d’appuyer toutes les actions pour l’amélioration durables des systèmes de production des petits exploitants et de renforcer leurs capacités organisationnelles et de négociation.

Très récemment, la FAO Niger, en collaboration avec le Ministère de l’Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable à travers sa direction de la pêche et de l’aquaculture, a renforcé les capacités de 30 pêcheurs sur les nouvelles techniques de pêche, la conservation et les valeurs nutritives du poisson. Ces pêcheurs à l’occasion de ces formations ont reçu des équipements adéquats visant à renforcer leur résilience grâce à l’appui financier de la coopération Canadienne dans les régions de Zinder et Maradi.

En plus, la FAO a accompagné le gouvernement nigérien à disposer d’une stratégie nationale de développement durable de l’aquaculture 2020-2035 suivi de son plan d’action pour ainsi l’aider à booster le secteur. Elle a également soutenu le pays dans l’élaboration et la mise en œuvre de la stratégie nationale du développement de la pêche.

« Le soutien de la FAO vise à donner la possibilité aux nigériens de pratiquer l’aquaculture de manière durable et de profiter de ses retombées afin d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle » a déclaré M. Attaher Maiga, représentant de la FAO.

« Grâce à des initiatives d’innovation et de développement conçues pour atténuer les effets sur l’environnement, l’aquaculture peut continuer à prospérer, en offrant des possibilités économiques, des emplois et des avantages sanitaires là où ils sont le plus nécessaires » a-t-il affirmé.

Enfin, M. Attaher Maiga a saisi l’occasion pour appeler les pêcheurs et les travailleurs du secteur à respecter les gestes barrières, les mesures d’hygiène corporelle et alimentaire pour prévenir la contamination de la covid-19 sur les lieux de pêche et de commercialisation.

Source : Moumouni Agali FAO NIGER

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