SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL SUPERIEUR DE LA COMMUNICATION CSC AU TITRE DU MOIS D’OCTORE 2020: l’organe de régulation appelle les journalistes à favoriser un climat électoral apaisé

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« Notre session se tient dans un contexte des préparatifs avancés des élections générales 2020-2021. C’est plus que jamais le moment opportun pour les journalistes de faire preuve de plus de responsabilité et de professionnalisme dans le traitement de l’actualité.» Dixit Dr Kabirou Sani Président du CSC.
Ce matin du 19 Octobre s’est tenu au CSC, la session ordinaire du mois d’Octobre 2020. En prenant la parole devant les conseillers, les membres du personnel Administratif et Technique du CSC et les journalistes, le président du CSC Dr Kabirou Sani a d’abord tiré l’attention des journalistes en prélude des élections générales pour plus de vigilance dans le traitement de l’information qu’ils diffusent. Cette période préélectorale comme celle des campagnes électorales est marquée par de nombreux discours et messages des acteurs politiques ainsi qu’une importante production médiatique de la part de la presse écrite, audiovisuelle, de la presse électronique et des médias sociaux dit-il. Au président du CSC de rappeler aux médias nigériens qu’ils doivent, en toute circonstances, « bannir l’intolérance, le régionalisme, l’ethnocentrisme, le fanatisme, le racisme, le sexisme, l’esprit féodal et l’esprit de clan, la xénophobie, la désobéissance fiscale, l’incitation et ou le recours à la violence ». Pour ce faire dit-il les médias doivent éviter de relayer, ou de diffuser et / ou publier, sans traitement, des informations susceptibles d’exacerber les tensions et ainsi troubler la paix et la quiétude sociale dont notre pays a tant besoin. Le président de rappeler le devoir constitutionnel qui incombe aux médias et aux journalistes et qui interpelle leur responsabilité individuelle et collective qui est : « l’obligation de favoriser le débat démocratique et de promouvoir les droits humains fondamentaux, les langues et les produits sportifs et culturels nationaux, l’unité nationale, la tolérance et la stabilité, la paix et la sécurité, entre les différentes communautés, ainsi que la lutte contre toutes formes de discrimination.» Il ajoute cependant l’évidence que les médias nigériens, publics ou privés, audiovisuels, écrits ou électroniques sont libres d’impression et de diffusion, mais sous réserve du respect de l’ordre public, de la liberté et de la dignité des citoyens. Ce pendant le projet d’ordre du jour de la session porte sur six points :
-Examen et adoption du Procès-Verbal de la session de Septembre 2020 ;
-Informations sur le CSC ;
-Examen et adoption du projet de délibération portant adoption du cahier des charges de l’Agence Nigérienne de Diffusion (AND) ;
-Examen et Adoption du projet de Délibération mettant en place un Groupe de Travail chargé du contrôle et du suivi de l’accès des candidats et partis politiques aux médias publics et privés pendant la période de campagne pour les élections locales, législatives et présidentielles2020-2021 ;
-Examen et adoption des travaux des commissions d’instruction du CSC ;
– Questions diverses.
Dr Kabirou Sani, Président du CSC a cependant insisté particulièrement sur deux points. Le premier point est relatif au projet de délibération portant adoption du cahier des charges de l’Agence Nigérienne de Diffusion(AND). Comme vous le savez, dans le cadre de la migration à la Télévision Numérique Terrestre, la loi 2018-23 du 27 Avril 2018 portant sur la communication audiovisuelle a prévu trois canaux en la matière : l’éditeur du contenu, l’opérateur du multiplex et l’opérateur de diffusion. Dans le processus de cette migration, l’Etat a créé l’Agence Nigérienne de Diffusion (AND), Opérateur public de diffusion chargé d’assurer les activités techniques de transport et de diffusion par voie hertzienne terrestre en mode numérique des services d’édition de communication audiovisuelle sur tout ou partie du territoire national dit le président du CSC. Le présent projet de Délibération est donc inscrit à l’ordre du jour de notre session en application de l’Article 21 de la loi 2018-23 du 27 avril 2018 portant sur la communication audiovisuelle qui dispose : « L’activité d’opérateur de multiplex ne peut être exercée que par une société constituée sous forme de droit nigérien et disposant d’une autorisation délivrée par le Conseil Supérieur de la Communication, assortie d’un cahier de charges. » Ajoute le président. Il demande donc aux conseillers d’examiner avec la plus grande attention ce projet de Délibération afin de permettre à l’agence Nigérienne de Diffusion qui doit assurer pour le moment le multiplexage, le transport et la diffusion des programme des services de communication audiovisuelle à travers notamment la gestion des émetteurs sur tout le territoire national, de disposer d’un outil qui va accélérer le processus de la mise en œuvre effective de la TNT. Le président du CSC s’est appesanti sur un deuxième point relatif au projet de délibération mettant en place un Groupe de Travail chargé du contrôle et du suivi de l’accès des candidats et des partis politiques aux médias publics et privés pendant la période de campagne pour les élections locales, législatives et présidentielles 2020-2021. Comme vous le savez dit-il, le Conseil Supérieur de la Communication a l’obligation au cours de la période électorale de garantir équitablement l’accès aux médias publics des candidats, partis politiques et groupement de partis politiques, dans les conditions spéciales que nous avions édictées à travers huit décisions. Il s’agira pour le CSC d’assurer d’abord le tirage au sort pour déterminer l’ordre de passage des candidats et partis à tous les scrutins ; de contrôler et valider les messages conformément aux prescriptions du code électoral ; de procéder à l’enregistrement, au montage et à la diffusion et ou publication des messages des candidats et partis politiques à tous les scrutins et enfin d’assurer un monitoring rigoureux des temps d’antenne et d’espace accordés aux candidats et partis politiques. Ce travail nécessite une équipe lourde, rompue à l’exercice, c’est pourquoi il faut mettre en place un Groupe de Travail qui va se charger tout au long de processus électoral de conduire cette mission. Les propos du président se terminent par un rappel qu’outre l’examen et l’adoption de ces textes, ils procéderons également à l’examen et à l’adoption des rapports des travaux des commissions , notamment la Commission Ethique , Déontologie et Carte de presse et la Commission Suivi de cahier de Charges , accès équitable et publicité avant d’inviter les conseillers à se pencher sur lesdits rapports afin de les examiner avec responsabilité et prendre les décisions qui s’imposent.

Hamidou Saley Mouhamed

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