JOURNALISTES ET LES ACTEURS DE LA SOCIETE CIVILE CONVERGENT LORS D’UN ATELIER DE FORMATION ET D’ECHANGES SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ET LA SECURITE DE L’EAU

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« Il ne faut pas que la question du changement climatique soit un tabou comme le sida où il faut attendre vingt ans  pour que  les populations s’informent  des précautions à prendre alors que le mal est déjà fait », Ainsi aborda  Ousmane DAMBADJI, le président du Réseau des Journalistes pour l’Eau et l’Assainissement REJEA.

A la maison de la presse de Niamey s’est tenu un atelier organisé par le Réseau des Journalistes pour l’Eau, l’Hygiène et l’Assainissement REJEA en collaboration avec l’ONG internationale  WaterAid, du Jeudi 06  au vendredi 07 Aout 2020.

C’était l’occasion d’intenses échanges entre les participants qui sont des journalistes et des acteurs de la société civile, et les intervenants qui sont des techniciens de divers domaines qui touchent le changement climatique et l’eau, des enseignants chercheurs…

Selon le président du REJEA Mr Ousmane DAMBADJI, cette rencontre permet de parler sur le changement climatique qui est une réalité mais dont seuls les scientifiques connaissent le fond et gardent les informations centrées alors que la population doit en savoir d’avantage pour prendre des précautions.

Le but de l’atelier est d’échanger sur ce phénomène pour que les journalistes qui sont porteurs de voix puissent comprendre la problématique du changement climatique et de son impact sur la sécurité de l’eau au Niger, a-t-il affirmé..

Deux jours durant,  les formateurs , à l’aide des projections  sur écran,  de faits, de données et de plans de perspectives, ont apporté des éclaircissements aux questions des journalistes et des acteurs de la société civile.

On attend donc des journalistes et les acteurs de la société civile de porter le message dans un langage simple à appréhender par le public et les décideurs politiques qui doivent prendre des décisions pour sauver le Pays des conséquences du Changement climatiques.

De ces interventions, on apprend le niveau d’action de l’Etat par l’intermédiaire des différentes interventions des techniciens des  ministères de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage et on se rend compte que beaucoup reste à faire.

Le plus grand problème est le manque de décision politique par les décideurs qui  en négligeant le phénomène lui laisse  gagner  du terrain.

Quant à la sécurité de l’eau, les interventions ont été tellement riches que les journalistes ont eu beaucoup de réponses à leurs questions, des interventions qui souvent même passent pour des contributions comme celle de NAZOUMOU Yahaya hydrologue enseignant chercheur à la faculté des sciences de Niamey qui, de par son exposé, a largement édifié les participants.

De ces interventions on comprend que toute eau issue de puits et de forages dans les zones urbanisées à moins de plus de quatre-vingt mètres est impropre pour  la consommation humaine.

De plus, malgré ce que pensent la majorité de gens, vaut mieux boire l’eau de robinet que de boire les eaux de ‘’ pure water’’ de Niamey qui sont issues pour la plus part des forages creusés sans respect des normes encore moins d’étude de leurs qualités.

Notons que des recommandations ont été faites  par les journalistes au responsable de la maison de la presse pour favoriser la spécialisation des journalistes dans le domaine du changement climatique. En fin les participants  ont lu et approuvé un engagement à lutter en faveur de l’environnement et de l’eau en faisant tout, chacun de son coté,  pour limiter les causes du changement climatique qui sont la pollution de l’aire par émission de gaz à effet de serre, la dégradation de l’environnement, la déforestation…

 

HAMIDOU SALEY Mouhamed

Notre  Participant à l’Atelier

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