Interview d’Abdou Mamane Lokoko : La dernière révision du calendrier de la CENI est une victoire pour la classe politique entière mais surtout pour les non affiliés qui continuent la lutte !

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Notre lutte a marché malgré les intimidations et la pression des partis minoritaires, a martelé Mamane Abdou Lokoko, le porte-parole des partis non affiliés dans une interview exclusive accordée au journal NIGER TIMES.
En effet, la date du 13 décembre 2020 arrêtée par la CENI pour organiser les élections locales avant toute autre a été proposée par les partis non affiliés dans une déclaration qu’ils ont rendue publique le 8 Juillet 2020 au siège du PJP Doubara.
Dans cette déclaration, les non affiliés ont décrié «un manque de professionnalisme qu’ils auraient constaté et du doute qui plane sur l’intégrité et l’impartialité de la CENI par rapport à sa mission d’équité »
Cependant, la lutte est loin d’être finie, a ajouté le porte-parole qui a rappelé deux autres points à prendre en compte :
Enrôlement biométrique et vote de la Diaspora Nigérienne
Audit du fichier électoral

En ce qui concerne l’enrôlement biométrique de la Diaspora, c’est une question de droit et il faut profiter de la réouverture des frontières dans l’espace CEDEAO pour toucher les Nigériens s’y trouvant, a-t-il soutenu.
Selon lui, organiser des élections partielles pour les Nigériens de l’extérieur n’est pas une idée qui tient debout.
Depuis trois ans la CENI prépare un fichier biométrique et que l’édition des cartes revient à un Nigérien, mais il faut expliquer à l’opinion nationale la raison pour laquelle on doit éditer Dix (10) millions de cartes pour un nombre total de Sept Millions d’électeurs.
Il y a aussi le fait que le Président la CENI parle de carte sécurisée en lieu et place de carte biométrique, peut-être que cela mérite d’être expliqué au grand public, renchérit-il.
Qu’en est-il du nombre de bureaux de vote qui a augmenté et leur situation géographique, s’interroge t-il.
Toutefois, Abdou Mamane Lokoko qui est également le Président du parti MPP Mouna taré, préconise le vote au plus fort reste au lieu de celui à la plus forte moyenne ; Car ce mode de scrutin, dit-il, permettra à la majorité des partis politiques d’obtenir des bons résultats aux élections locales et législatives.
Enfin, il invite les militantes et militants des partis non affiliés à rester mobilisés pour la prochaine étape.

Issa Moussa

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